Cameroun: Tous contre le « .cm » ?

Suite aux lois N° 2010/013 du 21 décembre 2010 régissant les communications électroniques au Cameroun, N° 2010/012 du 21 décembre 2010 relative à la cybersécurité et à la cybercriminalité au Cameroun,  l'agence Nationale des technologies de l'information et la communication (ANTIC), organisait un séminaire le 12 novembre 2013  à 10H au Palais des Congrès de Yaoundé, un séminaire de sensibilisation sur l’audit de sécurité des réseaux de communications électroniques et des systèmes d’information.

Les objectifs visés étaient de :

  • s’assurer de la conformité du système d’information aux standards de sécurité en la matière ;
  • améliorer la sécurité du cyberespace camerounais en réduisant les risques liés à la réalisation d’actes malveillants pouvant mettre en péril la pérennité de nos systèmes d’information.

 

Le Cameroun, de plus en plus victime de la cybercriminalité: sites Web, blogs, vol d' identités, escroquerie, ce séminaire s'est avéré  dès lors une nécessité. "Comment sécuriser ses données" a été l'objet du séminaire de l'ANTIC . Selon le Directeur Général de l'Agence Nationale des Technologies de l'information et de la communication ( ANTIC ) , Dr Ebot Ebot Enaw, le stockage des données est un élément clé de tout infrastructure .

C'est dans ce contexte  que l'Antic a réuni  ministères et autres structures afin de leur permettre d'acquérir les compétences et les capacités nécessaires pour maintenir efficacement les systèmes d'information et des applications contre les cyber-attaques. Des exemples de Cyberattaques? On va citer la récente attaque sur le site web du Fond Nationale de l'Emploi, celle du Site du Premier Ministre qui a été hacké et  detourné vers une autre site. Site qui proposait des appels d'offres aux marchés publics.

En effet, l’étude de la société éditrice de logiciel de Sécurité McAfee, portant sur 27 millions de sites internet de par le monde est très claire: Les sites web camerounais (du moins ceux portant l’extension .cm) sont les plus dangereux au monde pour les internautes. Plus de la moitié des sites d’extension .cm testés par McAfee font état d’activités douteuses voire criminelles comme l’installation à l’insu du visiteur de logiciels malveillants pour favoriser le vol de mots de passe ou l’envoi massif d’emails non sollicitées. . De plus , le récent bug du système nous amène à nous demander " Tous contre le .cm"

De plus, Les experts parlent de 20.000 étrangers « frappés » chaque année par des Camerounais ingénieux. Dans la plupart des cas, « ce sont les jeunes enfants désœuvrés qui pratiquent cette activité », confie Aristide K, informaticien, victime déjà de cette escroquerie.  A Douala, en effet, leur base se trouve à la rue Pau, précisément entre le carrefour Paris Dancing et Stamatiades. Par groupes de 5 à 10 personnes, ces pirates prennent généralement d’assaut un cyber café pendant pratiquement tout l’après-midi. Connectés à la fois au téléphone et à l’ordinateur, ils sont à la fois interprètes, producteurs, distributeurs, pharmaciens, juristes,etc. Les cybercriminels .cm "frappent" ce qui ne sont pas informés.

Lors de l'ouverture de l'atelier , le Secrétaire général du ministère des Postes et Télécommunications , Armand Ndjodom , Said table sur les organisation mise en place pour lutter contre la cybeercriminalité. Il s'agit de l'ANTIC et les nombreux décrets signés par le Chef de l'Etat. Le Secrétaire général a déclaré vigilance "absolue" sur l'espace de l'information du Cameroun . L'objectif de l'atelier est d'aider à développer une compréhension de tous les aspects de l'audit de sécurité . ANTIC a d'abord lancé des audits de sécurité dans certains ministères. Il s'agissaient d' identifier les vulnérabilités et les failles qui existent dans la communication et les réseaux de télécommunications et de prendre des mesures de soins pour lutter tout système de communication non autorisée .

Alors tous contre l'extension .cm?  Et tous contre les hackers .cm ?

Télécharger la cartographie des sites web malveillants ici

Le Séminaire en version numérique ici