Le E-commerce, quel avenir en Afrique?

C’est la question que s’est posée Armand Paul Menye.

L’accroissement du taux d’accès aux services de téléphonie mobile et internet, le payement électronique,  nous sommes à l’ère du numérique. Rien n’échappe aux nouveaux entrepreneurs. Alors  les plateformes d’E-commerce  inondent les réseaux. Faire ses achats en ligne et se renseigner sur les prix de certains produits sans devoir se déplacer, le développement des média sociaux que sont Facebook, Tweeter et autres ont facilité les échanges.  Madies Shop, Wanda Shop, Janda.cm , Heartbeat237, Aura, Cameroonian Sale, 237online, Boogos Cameroun, pour ne que citer que ceux-là, tout est propice à l’expansion du E-commerce au Cameroun.

Nous ne savons pas si le business modèle marche, mais nous offrons un Success Story. Paul Armand Menye en fait un magnifique article:

Les tentatives de systématiser des pratiques de commerce en ligne sont très nombreuses en Afrique francophone. Très peu cependant ont réussi à avoir sur le moyen terme un franc succès. Des projets géants aux idées moins lumineuses, ceux qui croyaient transformer leur pays par le e-business ont vite déchanté. Pourtant au Burkina Faso, une forme de commerce en ligne marche très bien et se développe de plus en plus, loin des flashes médiatiques.

Quand vous demandez à Patrice, l’un des membres actifs de ce business comment il a fait pour entrer dans le e-commerce…il n’en revient pas…en fait, dans son esprit, il n’a jamais vraiment pensé à du e-commerce. Il avait des produits à vendre, il a trouvé un créneau et il a commencé à l’exploiter avec des gens que ça intéressait également. Point barre. Mais le fait est que son créneau est bel et bien en ligne.

Il ne s’agit pas d’un gros site web comme l’ont tenté plusieurs avant lui. Au Burkina Faso d’ailleurs, le plus récent gros projet de e-commerce a été plus une idée structurée d’une entreprise qui a mis des moyens qu’une simple tentative de quelques débutants. Même si le projet est encore vivant aujourd’hui, il souffre de toutes les pertes d’espoir de projets de e-commerce classique. Je parle bien sûr du projet Afromania qui avait des tentacules au Sénégal également.

Ces problèmes-là, sans les connaitre, les nouveaux acteurs du e-commerce au Burkina Faso les rayent : prix prohibitifs, contrainte des moyens de paiement ou de livraison, procédure souvent pas très claire, implications juridiques, tout cela n’a pas grand sens ici.

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