Les technologies complexes africaines – Part 1

Technology details - chips on blue microcircuit board
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Dès le 19 ème siècle, la révolution industrielle commença par l’autonomisation de la communication et des transports. Ce fût une révolution qui changea complètement société occidentale, asiatique? Nous sommes au 21ème siècle, 2 siècles plus tard, où en sommes nous? Quelle part pour l’Afrique?

General Purpose Technology (GPT)

Parler de technologie complexe, c’est mettre en place une dynamique de la technologie du web. Elle vient de la 3ème révolution industrielle: créer un monde où l’information pourrait mettre de l’ordre. On l’appella le nouveau ordre mondial. L’information devient aussi bien sociale , que systémique. Il faut la transporter de plus en plus vite. Il ne faut laisser aucun bruit perturber la transmission de l’information. Il faut miniaturiser tout, la rendre moins lourde, plus accessible, plus transportable: de l’ordinateur , au PC, passant par les tablettes. Émergence d’une nouvelle révolution dans les années 70 : en 69, mise au point d’Arpanet, en 71 : premier microprocesseur par Intel, 76, commercialisation d’Apple II. On parle de General Purpose Technology (GPT) : technologies à usages multiples, au début cela répondait au besoin de gestion de l’information, mais s’est propagée à l’ensemble des secteurs.

La nouvelle organisation du travail

Les technologies nouvelles font une rupture dans l’organisation du travail. On parle de la mondialisation: être ici et  ailleurs. La révolution des transports est certes un tout, mais l’ubiquité prime sur tout. Selon Phillipe Askenazy : les objectifs de l’organisation du travail à l’âge d’internet sont l’adaptabilité de la demande, la réactivité, la qualité, l’optimisation du processus productif, par les compétences humaines. Les salariés doivent être polyvalents. Les responsabilités sont déléguées aux niveaux hiérarchiques inférieurs. La production est ainsi flexible et correspond aux attentes des clients, on a raccourcit les échelons hiérarchiques.

Selon Daniel Cohen (Trois leçons sur la société post-industrielle, 2006), On assiste à une division du travail verticale : pour un même produit, les différentes parties de la fabrication seront réparties entre différents pays. Les pays du Sud fabriquent les produits, tandis que les pays riches les conçoivent et les distribuent…un des enjeux des pays du Sud c’est de participer à la production immatérielle.

Pourquoi l’Asie est considérée comme émergente….

 

Selon la géopolitique, le concept de « pays Sud » était: les pays qui sont majoritairement situés dans la partie sud des continents émergés. L’Asie aujourd’hui considéré comme continent émergent , a joué ce rôle. L’Asie abrite 6 des 20 plus grandes puissances économiques mondiales : la Chine, le Japon, l’Inde, la Corée du Sud, l’Indonésie et l’Arabie saoudite. L’Asie a accueilli nombre de délocalisations: une main d’oeuvre bon marché. Alors l’expertise a commencé à s’enseigner dans les écoles. Il faut se spécialiser sur les firmes internationales , qui peuvent délocaliser. De fil en aiguille, ils devinèrent. Prenons l’exemple de la chine:  L’accent est d’abord mis sur l’industrie (43% du PIB en 2007).L’industrie est exportatrice (produits métallurgiques, textile, équipements électriques, électronique).

Mais surtout la Chine a fait le choix de s’inscrire dans la mondialisation, d’attirer les investissements étrangers (ils viennent principalement d’Asie – Corée, Japon, Taiwan, Singapour – et en second lieu d’Europe et des USA : les FTN investissent massivement en Chine, automobile, électronique, informatique…), avant de pouvoir à son tour développer ses technologies, produire pour son marché intérieur et investir à l’étranger, surtout en Asie. La Chine investit beaucoup dans l’éducation (800 000 ingénieurs par an) et la formation notamment scientifique et le progrès technologique. (Source: https://cahiersdhistoire.net/varia/1ere-sti-2d/la-chine-de-1911-a-nos-jours-une-spectaculaire-transformation/ )

 

… et présente en Afrique

« Dans chaque crise, il y a une opportunité. » Proverbe chinois. 

Au cours de ces dernières années, la Chine s’est affirmée comme acteur majeur en Afrique. Elle a procédé par la stratégie de financement et de pénétration des marchés en exploitant entre autres, les failles des relations paternalistes longtemps fondées sur de zones d’influence historico-politiques entre les anciens maîtres de l’Afrique et cette dernière. Appuyée par son potentiel financier, l’Empire du Milieu a acquis d’importants marchés dans plusieurs pays africains. La réussite de sa stratégie repose sur sa politique de coopération, sa capacité de mobiliser des fonds et son dynamisme dans la mise en oeuvre des projets par le biais de entreprises privées et publiques qu’elle ne cesse de promouvoir.

Dès lors que la Chine a décelé des similitudes entre sa culture et celles du continent noir, elle est restée fidèle à une politique de flexibilité dans sa coopération économique avec l’Afrique. Il convient de noter que ses aides aux pays africains ne sont assorties à aucune conditionnalité comme dans les relations Nord-Sud. Pour illustrer cet ordre d’idées, le ministre nigérian du commerce, Olesegung AGANGA disait que : « Je pense que les occidentaux auraient tort de croire qu’il leur suffit acheter la bonne gouvernance et la démocratie en Afrique(…). Ce que la Chine a réalisé en Afrique taille en pièce cette illusion. La Chine ne met nullement en danger les réformes de la bonne gouvernance et de la démocratisation en Afrique, car seuls ceux qui, comme la Chine, ont privilégié une croissance endogène avaient de chance de réussir. Afin de lutter contre les dénonciations des détournements des fonds qu’elle finance en Afrique pour la reconstruction du continent, la Chine a opté pour la diplomatie de terrain, ce qui justifie la présence de ses entreprises sur le continent pour exécuter ses investissements.

En effet, sur le plan financier, la Chine dispose d’une réserve de change colossale de plus de 1900 milliards USD qui sont mises à la disposition de l’Exim Bank afin de mener sa politique d’investissements étrangers.

S’agissant de l’opérationnalité, le gouvernement chinois a mis à contribution les secteurs essentiels de l’économie comme le commerce, l’aide au développement et le financement des investissements. De ce fait, dans le domaine des matières premières énergétiques, les sociétés chinoises telles que la CNPC et la SINOPEC mettent en oeuvre une politique d’approvisionnement énergétique par l’exploitation à des conditions favorables, de champs pétroliers dans de nombreux pays africains. Les exploitations chinoises en Afrique dépassent 190 milliards USD, ce qui montre sa stratégie de se confirmer comme site géopolitique ou nouveau pôle d’influence économique mondiale.

Les technologies complexes en Afrique

Huawei le plus grand fournisseur d’équipement de télécommunications en Afrique en 2012, et ZTE

Huawei et ZTE sont des fournisseurs d’équipement, fournissant des commutateurs, des lignes de transmission, des terminaux et d’autres produits aux opérateurs de réseau ainsi qu’aux entreprises et aux consommateurs individuels. Aujourd’hui, les deux sociétés s’auto-classent en tant que «fournisseurs de solutions», ce qui signifie qu’ils fournissent des services ainsi que des produits.  Huawei est entrée en Afrique en 1998 avec son premier bureau à Pretoria, en Afrique du Sud, et est actuellement impliquée dans des projets dans 40 pays africain. Huawei est également l’une des rares entreprises chinoises non étatiques à devenir la première dans la classe internationale. ZTE Corporation a été fondée en 1985 et est la deuxième plus grande société de télécommunications en Chine, ainsi que le plus grand rival chinois de Huawei en Afrique. ZTE est une entreprise détenue majoritairement par l’État, avec des bureaux dans 26 pays africains.

 

Quel est leur part dans le marché africain, dans les technologies complexes?

Quels sont les acteurs principaux et les perspectives ?

Nous consacrons la partie 2…