#StopAuxAccidentsRoutiers, Douala à l’ère du numérique

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Depuis le début de la semaine,  mes collègues passent tour à tour, mettre en avant un fléau qui mine la société camerounaise : #StopAuxAccidentsRoutiers, une campagne lancée par  les blogueurs Camerounais.

Selon le rapport de la Banque Mondiale sur la sécurité routière au Cameroun entre 2008 et 2014, « le nombre d’accidents de la circulation est passé de 2460 à 2330, celui des personnes tuées de 935 à 790 après le pic de 2011, soit 1339 morts ». Une statistique dont on devrait se féliciter selon la Banque mondiale. Selon ledit rapport, Le réseau routier national camerounais s’étend sur 120 000 km dont 5 600 km bitumés et le circuit routier Douala – Yaoundé – Bafoussam – Douala, est le « Triangle de la mort  ». Elle est la cause de la fréquence des accidents mortels. Alors lorsqu’un événement d’envergure internationale pose ses valises au Cameroun, le ministère commence à sensibiliser. Un peu trop tard, selon moi, car nous sommes le 19 Mai et un communiqué  du ministère des transports fait le tour des rédactions :

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Le compte à rebours débute, nous sommes à deux mois de la première échéance.  Les villes accueillantes, la Can Féminin doivent faire peaux neuves. Il s’agit des villes de Douala, Yaoundé, et Limbé.

Une indifférence préméditée des personnes concernées ?

Il faut rénover les taxis. Ils doivent être de couleur jaune. Ils doivent être en  bon état. Les conducteurs devraient faire un effort vestimentaire. Les propriétaires et /ou conducteurs avaient deux mois pour pouvoir se conformer à la règlementation. 4 Mois plus tard, aucune initiative n’est débutée chez les deux parties (Les propriétaires et /ou conducteurs, et l’Etat). Ça peut se comprendre aussi. Au Cameroun, la tradition veut que ce soit à la dernière minute que tout se fait. Ce moment où on opère aux confiscations, que le phénomène de ruées ou de conformité peut débuter. Bon, j’ironise lol

Si à Yaoundé, Le délégué régional du Ministère des Transports pour la Région indique qu’actuellement, 90% des taxis de Yaoundé sont «dans un état de délabrement». «Comme mesure de répression après l’intensification du dialogue que nous entretenons depuis la diffusion du communiqué, il y’a le retrait de la licence, le retrait de la carte grise et la mise en fourrière», dit-il dans Mutations. De son côté, le Syndicat National des Conducteurs du Transport Urbain, Interurbain et Routier reconnaît que «l’état des véhicules est parfois déplorable et est donc à critiquer». Mais, pour Augustin Ngangoua, le Président de ce syndicat de transporteurs, «la sortie du Délégué régional du Centre est ratée. Les mesures prises arrivent comme si les deux CAN qui se profilent à l’horizon viennent d’être connues».

 

A Douala, la ville entre dans l’ère du temps et se confie à l’application Varified. Présente sur les deux plateformes web et mobile, l’application permet à l’utilisateur d’avoir accès à des taxis sécurisés pour ses besoins à des prix abordables, ainsi l’utilisateur peut bénéficier de la course partagée à partir de 500 FCFA. Dans ce cas de figure, le taxi vient vous prendre chez vous pour votre destination, vous êtes assis à l’avant sans être surchargé, votre destination est prioritaire le chauffeur ayant le droit de mettre d’autres passagers à l’arrière.  Sur le plan physique, vous avez des éléments de visibilité, qui font en sorte que vous reconnaissiez un taxi varified, du tableau de bord aux enseignes taxi. Entre 400 et 1 000 utilisateurs téléchargent chaque mois depuis sa création l’application qui fonctionne pour l’instant uniquement sur le système d’exploitation Androïd. « L’inscription pour le client coûte 2 000 Francs CFA.

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Cependant, il ne faut pas oublier un fait, rénover une voiture dans un contexte où les routes sont la chose la moins partagée, surtout à Douala, a un coût. Les coûts des rénovations sont dans la tranche de 70.000 FCFA à 200.000 FCFA pour la tôlerie entière. Les taxis sont classés dans le secteur informel. Si les prix sont uniformisés, avec une recette de 15.000 FCFA en moyenne par jour (enlevant le prix du carburant journalier), il est difficile de boucler les fins du mois, sans compter les pannes. L’indifférence peut-être préméditée chez nos amis, les taxis.

En attendant l’effectivité des sanctions et les rénovations des deux parties, les consignes sont ces numéros verts : 8204. Le Ministère des Transports se dote d’un numéro vert.

Appelez le (00 237) 8204 pour :

– Signaler un accident de la circulation routière ;

– Obtenir les prévisions météorologiques de la Journée;

– Faire savoir un éventuel abus d’un agent du Ministère;

– Obtenir des informations sur divers services du Ministère.

Facebook : https://www.facebook.com/Minist%C3%A8re-des-Transports-MINT-Cameroun-563645440397270/

Cet article est ma contribution dans le cadre de la campagne #StopAuxAccidentsRoutiers initiée par les blogueurs du Cameroun. Demain, Lundi 26 septembre 2016, retrouvez le prochain billet de la campagne portant sur le sujet « Les statistiques sur les drames routiers » rédigé par Fosto Fokam dans son blog:  http://lepetitecolier.mondoblog.org/